| Wajih
Nahlé
Né 1932 à Beyrouth
Expositions
Collectives:
Salon de Peinture
et de sculpture, 1954 - 1974. Ministère de l'Education National
et des Beaux-Arts. Unesco, Beyrouth.
Salon d'automne - Musée Sursok - Beyrouth 1964, 1974, 1993,
1998.
1962 - Musée de l'art Moderne, Rome.
1963 - Musée de l'art Moderne, Belgrade.
1964 - Cinq Artistes Libanais, Londres
1966-68-70 - Biennale d'Alexandrie.
1967 - Expositions des Peintres Arabes, Paris, Rome.
1967 - Biennale de Sao Paolo, Brésil.
1967 - Biennale de Paris.
1968 - "National Art Gallery" Vienne.
1974 - Première Biennale du Monde Arabe, Bagdad, Irak.
1975-77 - Biennale du Monde Arabe, Kuweit.
1982 - Foire Internationale de l'art contemporain Bale, Suisse.
1982-98 - Salon d'automne, Grand Palais, et espace Eiffel Branly,
Paris.
1984-98 - Salon des indépendants, Grand Palais, et espace
Eiffel Branly - Paris.
1984-92 - Salon de comparaison Grand Palais, Paris.
1984 - Exposition de l'Académie Mondiale de l'art Plastique,
Nice - France.
1984 - Galerie Metropolis de l'Art Internationale, Genève
- Suisse.
1985 - Festival de l'Art Internationale, Aix En Provence France.
1985 - Exposition des Tapisseries. Galerie Graunner Düsseldorf
- Allemagne.
1986 - Premier Festival Internationale de l'art plastique Bagdad,
Irak
1989 - Galerie Platform - Washington D.C. U.S.A.
1990 - Festival International de l'art Osaka - Japon.
1993-95-97 - Biennale de l'Art - Sharaja - U.A.E.
1994 - Ambassade du Liban - Athènes - Grecque.
1995 - Galerie "Art et Valeur" Beyrouth.
1997 - Galerie Modus, Place des Vosges, Paris.
1998 - 66ème Salon Société Artistique, Estampes
- France.
1998 - Galerie Borelli, Colombes - France.
Expositions Individuelles:
1962 - Galerie
"La France", Beyrouth.
1966 - Hôtel "Vendôme", Beyrouth.
1968 - Hôtel "Sand's", Beyrouth.
1970 - Hôtel "Carlton", Beyrouth.
1971 - Musée d'Art Moderne "Kulbankian" Bagdad,
Iraq.
1971 - Musée National "Dasman", Kuwait.
1971-72 - Galerie de l'Art Internationale, Venise, Italie.
1972 - Centre "Delta" de l'art international - Rome.
1973 - Centre "Delta" de l'art international - Beyrouth.
1974-75-78 - Galerie "Contact" Beyrouth.
1977 - Wally Findlay Galeries, Paris.
1977 - Wally Findlay Galeries, New York - Etats Unis.
1978 - Wally Findlay Galeries, Hôtel Georges V - Paris.
1979 - Wally Findlay Galeries, Los Angelos, Etats Unis.
1980 - "Hôtel du Rome" et "Galerie F.F.",
Genève, Suisse.
1980 - Musée National, Kuala Lampur, Malaisie.
1980 - Hôtel "Kuala Lampur", Malaisie.
1980 - "John Kennedy Centre", Beyrouth.
1982 - Galerie "Tag Art's", Jeddah, Arabie Saoudite.
1984-86 - Galerie "Rochan", Jeddah, Arabie Saoudite.
1987 - Centre Culturel français Dona Achegen, Allemagne.
1988 - Hôtel Intercontinental, Abu Dhabi, Emiots Arabes Unis.
1988 - Hôtel "Grez d'Allion", Cannes, France.
1989 - Hôtel "Hayat Regency", Dubai, Eminots Arabes
Unis.
1990 - "Beverly Hills Galery" Los Angelos, Etats Unis.
1990 - Expo 80, Riadh, Arabie Saoudite.
1991-94-96 - "Kenneth Raymond Gallery", Boca Raton, Florida,
Etats Unis.
1992 - Galerie station des Arts, Beyrouth
1992 - Ambassade de France, Riadh, Arabie Saoudite.
1993 - Galerie "Gorji", Tunis.
1994 - Galerie d'Art "Bekhazi", Beyrouth.
1996 - "Office National du Tourisme du Liban" a Paris.
1997 - Galerie "Modus", Place des Vosges, Paris.
1998 - Galerie "Borelli, Centre nucléaire, E.D.F., France.
1999 - Stade Rachid Karami internationale, Tripoli, Liban.
2000 - Musée National, Bahrain, Longholm, Ecosse.
2000 - Tan Gallery, Zurich.
Prix:
1965 - Prix
du Ministère de l'éducation Nationale et des Beaux-Arts,
Liban
1966 - Prix du Musée Sursock, Beyrouth
1968 - Prix de la Biennale d'Alexandrie.
1970 - Premier Prix de la Biennale d'Alexandrie.
1973 - Premier Prix de la Biennale des Pays Arabes, Kuwait.
1977 - Acquisition Grand Palais, Paris.
1978 - Acquisition du "Métropolitain Muséum of
Art, New York"
1980 - Officier de l'ordre des Arts et des lettres, Liban.
1984 - Acquisition, Institut du Monde Arabe, Paris.
1993 - Acquisition, Musée des Arts Contemporains, Tunis.
1994 - Officier de l'ordre des Arts et des Lettres, République
Française.
1994 - Palmes d'or de l'Académie Internationale des Arts
contemporains, Belgique.
1994 - Officier de l'ordre des Arts et de l'Académie internationale
des Arts contemporains, Belgique.
1998 - Grand Prix du Public du 66ème salon "Société
Artistique d'Etampes", France.
Artist
Statement: Meditation through the inner self by Wajih Nahlé
What is artistic
innovation? What is artistic creation?
As science controls one’s mind to meet man’s materialistic requirements,
art also controls the depths of human emotions. So art is a vast
space within the inner self.
Art is the shining sparkle reflecting the mind’s contribution.
In abstract terms, art is a sea of fog whose secrets are unraveled
whenever you sail against its waves or when you dive in it and touch
its bed. To this day still crawling and anxiously trying to swim
in this sea.
In art the process of innovation starts off with adventure and travel
in the world of the unknown when you take a close look and concentrate
on the white canvass. When you concentrate on the depth of meditation,
interact, react, dissolve and spontaneously enjoy the pleasure of
the emotional relationship between the conscious and subconscious.
This process attracts all your powers and your inner feelings to
gradually release you from the materialistic world to the spiritual
world. Your gradually get to see faint pictures that move in a confused
way or clearly at times. The process involves mixing your colors
spontaneously and nervously when you first touch the canvass and
begin the adventure.
In fact, you do not know how to launch your adventure in this mysterious
and unknown world as though you sall in a small and single boat
from an endless shore in the horizon and you want to sail when the
fog is thick. You set off on your adventure with soft and gentle
touches. Then, you gently touch with your brush the canvass that
at times becomes hard and at other times tender. Your try to create
all the noble feelings with a will that is mixed with the freedom
of relationship. It is a freedom of sailing in the world of the
unknown. At this very moment, you get the sparkle of innovation
that is produced by the wealth of innovation charged with strong
emotions, senses and bliss from experiencing the total integration
from breaking free, to the state of overwhelming obsession.
This is the secret of venturing into the world of artistic creation.
La conquête
des lointains par Joseph Abou Rizk (Professeur d’esthétique,
Ancien chef de département des Beaux- Arts).
Bien qu’il ne
soit pas étranger aux problèmes qui préoccupent
actuellement les grands milieux artistiques et aux solutions que
les pionniers du modernisme ont proposées à ces problèmes,
l’artiste peintre Wajih Nahlé ne cesse d’être persuadé
que l’art ne peut justifier sa raison d’être que dans la mesure
où il réussit à transmettre un message, à
communiquer une émotion ou un sentiment et à révéler
une attitude humaine susceptible d’agir positivement sur l’affectivité
du contemplateur; en un mot, à établir une relation
capable de susciter une joie d’être. Partant, c’est le contenu
significatif de l’œuvre d’art, cette intuition révélatrice
de l’esprit d’une civilisation, de l’au-delà d’un signe ou
d’une croyance, d’une situation tragique paradoxalement tolérée
ou réglée, d’une attitude peu commune, qui accapare
son attention. Il le cherche dans les vestiges du passé,
dans les manières de vivre, dans ses inquiétudes,
ses angoisses, ses ambitions, sa foi. Il le poursuit, l’appréhende,
le mûrît et ne le communique qu’après l’avoir
assimilé et trouvé l’expression sensible adéquate
qui l’explicite.
Wajih Nahlé n’est pas un automate, pas même un gestuel.
S’il trouve sans chercher, c’est qu’il a cherché préalablement
sans trouver. La vivacité, la promptitude, la prestesse qu’il
manifeste dans l’exécution de ses toiles ne sont ni des démonstrations
gratuites ni des gesticulations bouffonnes, mais plutôt des
attitudes dictées, d’une part, par son tempérament
volcanique, d’autre part, par son désir insistant de traduire
dans l’immédiat les révélations subites de
ses intuitions.
Cette conviction en la vocation communicative de l’art qui suppose
implicitement qu’il est représentatif, c’est à –dire
traduisant une idée – sujet en termes sensibles et qui à
partir des propriétés intrinsèques des formes
et des couleurs, se retrouve à l’origine de toutes les tentatives
de Nahlé.
Nous ne reprendrons pas ici l’analyse des oeuvres réalisées
avant la dernière décennie de ce siècle et
où le peintre s’était ardemment employé à
ressusciter, soit l’esprit de la civilisation musulmane et phénicienne,
soit l’au-delà des graphèmes arabes. Particulièrement
intéressé aux oeuvres les plus récentes, nous
chercherons à souligner les particularités qui les
spécifient et à montrer qu’en dépit des différences
qui les distinguent des oeuvres antécédentes, elles
ne cessent de relever de la conception qui a servi de point de départ
à ces oeuvres.
Trois titres résument les caractères dominants de
la production de Nahlé à partir de 1990: graphisme,
camaïeux, mouvement et couleur.
Il n’y a pas à dire que par la grâce de leur tracé,
la liberté de leur exécution, la musicalité
de leurs accords et la simplicité de leur composition, les
créations graphiques de cette période se distinguent
du lettrisme que Nahlé a conçu et développé
au cours des années soixante-dix et quatre vingt. Mais ce
qui n’est pas moins vrai, c’est, qu’en dépit de cette différence,
ces créations ne cessent de puiser leur pouvoir suggestif
dans ce principe divin duquel Wajih s’est inspiré au cours
de sa période lettriste. Car s’il n’en était pas aimis,
autrement dit, si ces courbes, ces spirales, ces sinusoïdes
noires qui se détachent sur un fond blanc ne constituaient
pas des signes renvoyant à un signifié, tout au moins,
traduisant un état d’âme bien défini, aucune
intention, aucune signification ou aucun état d’âme,
puisse engendrer des émotions esthétiques.
C’est à la même conclusion que nous conduira l’analyse
des “camaïeux”. Jugée hâtivement, cette collection
qui groupe une quarantaine de toiles, laisse croire qu’il s’agit
d’une fantaisie, à la rigueur, d’un changement d’orientation
chez le peintre. Mais à contempler calmement, attentivement,
ces surfaces où le rouge, le jaune, le vert, le bleu ainsi
que le blanc se muent graduellement, discrètement, silencieusement
en tonalités reproduisant le déroulement d’un mouvement
vivant dont on sent la palpitation, la respiration, la chaleur et
dont on appréhende les mobiles psychologiques, on se rend
compte qu’il ne s’agit pas d’une fantaisie moins encore d’un changement
d’orientation chez le peintre, mais d’une élaboration bouleversante
profondément et longuement méditée qui, loin
de s’écarter de la voie selon laquelle s’est édifiée
l’oeuvre de Nahlé, en constitue plutôt une étape
où la monochromie ne sert qu’à rendre plus lisibles
les dimensions significatives du mouvement.
Du graphisme sobre, dépouillé, discret, aux camaïeux
tendres, frais, caressants, il n’y aura que la distance qui sépare
un symbole d’une illustration, une idée abstraitement exprimée
d’une idée concrètement représentée.
Car dans l’un et l’autre de ces deux cas, c’est le signifié
qui constitue l’élément actif de l’oeuvre, son potentiel
communicatif, pudiquement signalé dans le graphisme, plus
audacieusement explicité dans les camaïeux.
C’est vraisemblablement le succès remporté par les
camaïeux, qui a encourage Nahlé à pousser plus
loin sa conquête des lointains mystérieux. Profitant
de l’effet ensorceleur que produit le fusionnement du mouvement
et de la couleur, il est parvenu dans la série d’oeuvres
qu’il place lui-même sous la rubrique “mouvement et couleur
“ à faire jaillir des abîmes de la toile, ces lumières
fascinantes qui, soit qu’elles nous attirent et nous projettent
dans l’espace infini qu’elles suggèrent, soit qu’elles nous
envahissent et nous captent, ne peuvent que nous arracher à
la réalité dans laquelle nous sommes ancrés
et nous transporter ailleurs, dans ces mondes de pureté,
où le désoeuvrement des sens et de la conscience,
s’il ne nous fait pas participer à la vie divine, nous place
immanquablement au Coeur des interactions affectives, lieu privilégié
de jouissance esthétique.


The Artist in his studio - February 2006
►► Some
of the artist's artwork
►► Some
of the artist's artwork (Calligraphy)
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