Alfred
Baccache
Biographie
de l'artiste
Alfred Baccache est né
à Alep (Syrie) le 5 Février 1921. Il fait ses études
primaires à l'école des soeurs de St Joseph de l'Apparitions,
puis au collège des Frères Maristes pour le secondaire.
Très Tôt
il est attiré par la peinture du fait que son père,
Nadim Baccache artiste peintre portraitiste de renommée à
Alep, a su encourager et orienter le penchant naturel de son fils,
qui à l'age de cinq ans a dessiné, sur une tablette
d'ardoise, St Georges terrassant le dragon.
Sa première toile
représentant une tête de bédouin date de 1937
car il vient d'avoir sa palette et sa première boite de peinture.
Depuis lors il passe tous ses moments de loisirs à réaliser
des petits tableaux de nature mortes ou de paysages, tout en lisant
tout ce qui lui tombe sous la main ayant rapport avec l'art et la
peinture.
Sa première apparition
au public a lieu en 1983 ou il participe, à coté de
son père, à une exposition organisée à
Alep. Aussitôt après il est lancé. Les portraits
de ses frères Edgard et Edmond et de sa soeur Hilda datent
de cette époque. Et c'est ainsi que débute sa carrière
avec une clientèle à qui il réalise des portraits
ou des paysages.
Dès lors il perce
dans le monde artistique où il est à l'avant-garde
et son atelier ne désemplit jamais. Il est très attire
par la beauté de la femme et cela le marquera sa vie durant
à un tel point qu'il a été surnommé
"Le peintre de la femme" par la plupart des critiques
d'Art.
En 1941 il réalise
sa première sculpture, une tête de lion, suivie de
plusieurs essais en terre glaise sur l'inspiration de son maître
de pensée, Rodin. Sa première oeuvre sculpturale est
le buste du premier ministre syrien de l'indépendance Mr
Saadallah
Djabri.
En 1944 il s'installe
à Beyrouth, rue du Patriarche Hoayeck a Bab Idriss et son
atelier devient un lieu privilégié où se rencontrent
artistes peintres et poètes.
Deux ans plus tard il
retourne à Alep où il entreprend la décoration
de la nouvelle salle du cinéma Empire el l'illustration du
recueil des poèmes du grand poète Omar Abou Riche.
Et c'est a cette époque qu'il réalise plusieurs sculptures
dont un buste du grand philosophe arabe Abou El' Ala El Maarri,
objet de biens de critiques élogieuse, un autre du philosophe
alépin Kostati Homsy, et du célèbre avocat
et ministre syrien Fathallah Saqqal ainsi que celui du leader Antoun
Saadé et bien d'autre dont celui du général
Husni Zaim. Il s'attaque à la sculpture monumentale et son
projet du "Prisonnier politique inconnu" est retenu a
la Tate Gallery au cours du concours international de Londres en
1953. Ses statues "L'Amour maternel", le "Soldat
Inconnu", le "Dr. Ali Nasser" ainsi que son "AutoPortrait"
sont primées lors des expositions Nationale à partir
de l'automne 1950 jusqu'en 1956 et auxquelles Alfred a participé.
Quant à
ses peintures, nous ne citerons que quelque unes, primées
ainsi à ces mêmes expositions de Damas, soit: "Celle
à la ceinture rouge", "Sourire", "Coup
de vent" et "La Rousse".
En 1948 il participe
à l'exposition des artistes peintres arabes à l'UNESCO
à l'occasion du premier sommet arabe qui se tient à
Beyrouth sous l'égide du Président Bechara El-Khoury.
En 1954 il participe encore à l'exposition du salon d'automne
organise par le Ministère de l'éducation Nationale
et des Beaux Arts Libanais au palais de l'UNESCO sous le patronage
du Président Camille Chamoun.
Il organise plusieurs
expositions à Alep, Beyrouth, Berne, Paris, New York et Washington
où il obtient partout un grand succès. Et lors de
l'exposition de Paris il fait la connaissance du célèbre
artiste peintre français Jean Gabriel Domergue qui l'invite
à passer quelques jours dans sa propriété de
Cannes, sur la côte d'Azur.
Là ne s'arrête
pas l'activité d'Alfred Baccache, car il est aussi professeur
de peinture aussi bien à Alep qu'à Beyrouth et ses
élèves de l'Académie des Beaux-Arts "Centre
of Fine Art" a Ras Beyrouth ou de l'Université Libanaise,
section des Beaux Arts (1ère section) à Beyrouth gardent
de lui l'image d'un professeur qui sait communiquer et qui sait
faire aimer l'Art.
En 1953 il est
attaché artistique au bureau d'information près l'Ambassade
Américaine à Beyrouth où il assume la direction
artistique de plusieurs revues publiées par ce bureau et
cela jusqu'à fin 1966. Durant cette période, plus
précisément le 22 Novembre 1960 a lieu l'élection
du Président John Kennedy, Alfred saisi cette occasion pour
faire le portrait du Président élu qui est aussitôt
publié le 24 Novembre en page de couverture de la revue News
Review N'24 Vol. XI. Ce portrait à l'heure de plaire énormément
au Président et l'administration Américaine lui commande
le portrait de la Première Dame Jacqueline Kennedy de la
revue News Review le 16 Mars 1961 vol. XII N'6.
L'année
1958 apporte a Alfred Baccache une gloire mondiale a travers son
oeuvre "Gazelles" gravée sur un vase en cristal
par la célèbre firme américaine "Steuben
Glass" et dont trois copies sont toujours exposées au
"Metropoliton Museum" de New York, au "National Gallery
of Art" a Washington ainsi qu'au "Musée National"
de Damas.
Entre temps il fonde
à Beyrouth la "Galerie Baccache" où ont
lieu plusieurs expositions de peintres libanais, arabes, européens
et américains ainsi que des tableaux de maîtres européens
des XVIII, XIX ET XXèmes siècles, sans compter les
peintres roumains contemporains. Et les amateurs des pièces
rares en tout genre sont la clientèle de cette galerie située
à Ras Beyrouth, rue Tannoukhiyine.
Par ailleurs son concours
a été sollicité par plusieurs organisations
mondiales et il a été nommé membre de jury
de l'exposition internationale de Floride en 1952 (Etats Unis).
Il détient plusieurs prix aussi bien en peinture qu'en sculpture
et son activité dans le domaine de l'Art n'a cessé
malgré toutes les séquelles de la guerre du Liban.
Sa dernière oeuvre fut le buste de son ami le peintre Rachid
Wehbe et son pinceau s'est arrêté à sa mort
survenue le 17 Juin 1994.
Extract
of Article – The daily Star Wednesday, July 3, 1968, No. 5084, Vol
17.
One of Beirut’s
best painters “Inner fever” is Baccache’s secret”
At Gallery Baccache,
on the corner up from Lord’s Hotel and the Bain Militaire, is the
studio of Alfred Baccache, one of Beirut’s most talented artists
and sculptors. He is a man who avoids the fanfare of gallery exhibitions,
and the hubbub that has swirled around the comings and goings of
the artistic community in recent seasons. He prefers to work with
intensity in quiet solitude where he feels he can create with artistic
integrity.
A Lebanese, born in Syria
in 1921, he started sketching and drawing as a child. He worked
on his own, experimenting in various media and with different techniques.
Though he never had any formal education in the arts, he drew inspiration
from travel in France and Europe, and from the artists that he met.
….
…. Hung about were some of Baccache’s portraits in oils. The styles
reflected his change of style over the years. Most of these paintings,
however, are in private collections or museums. He has entered,
has been favorable notices, and has received prizes in many competitions
and exhibits throughout, Europe and America. While looking through
his scrapbook, he showed pictures of portraits, busts and abstract
sculpture, as well as a photo of a glass vase which he designed
for a competition sponsored by Steuben. This vase can still be ordered
from Steuben.
Showing the examples of sculpture that he still has in his studio,
Baccache explained with considerable care the technique in which
he works. Rather than working from the solid form as many modern
artists do, he uses the ancient method of building the form as a
shell. He creates his volumes in adding to the shell rather than
hollowing out the completed volume.
….
…. The quiet retiring man who will not blow his own horn, Alfred
Baccache should be given some serious consideration by anyone who
is interested in legitimate artistic expression. He is a master
in many areas; and the fact that he has been producing over many
years and has been very favorably recognized in Europe and America
as well as the Middle East is no small measure of his success. His
present work in portraiture represents the latest evolution of his
career, and in the interviewer’s opinion Beirut will be hearing
a great deal about him in the near future.
►►
Some of the artist's Artwork
Contact: editorial@onefineart.com
|