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Les Débuts de la Photographie au Liban à travers son Histoire - Le même texte en anglais
Extraits du Livre "Sarrafian - Liban 1900 - 1930"

L'invention de la photographie au XIXe siècle s'inscrit dans une période marquée d'événements majeurs au Proche et Moyen-Orient, qu'il convient ici de rappeler brièvement afin de mieux appréhender le contexte dans lequel s'est développée la photographie dans cette région.

En 1799, l'étude de l'égyptologie fait un bond en avant grâce à une découverte d'une grande importance: un officier français trouve la fameuse Pierre de Rosette qui permet le déchiffrage des hiéroglyphes. Bien que la pierre ait été subtilisée par les Britanniques et que Thomas Young ait commencé à la déchiffrer, c'est l'historien français Jean François Champollion qui complète finalement l'étude en 1822.


Première photographie de beyrouth par Horace Vernet et Goupil-Fesquet
en 1840. Au premier plan on peut voir la mosquée Al Saraya

En 1812 ont lieu les explorations de Petra et d'Abou Simbel, menées par le Suisse Johan Ludwig Burckharrdt.

La première liaison régulière par bateau est établie entre Marseille et Alexandrie en 1835.
En 1859, Ferdinand de Lesseps (1805-1894) entame la création du canal de Suez qui devient opérationnel dix ans plus tard, à l'issue d'une cérémonie officielle internationale sous le patronage de l'impératrice de France, l'empereur d'Autriche et les princes héritiers de Prusse et du Danemark. Les voies de communication, de transport et de commerce deviennent plus réduites.

Jérusalem, qui avait jusqu'alors suscité peu d'intérêt en dehors de ses lieux saints, se développe comme centre international. Les Britanniques sont les premiers à y ouvrir un bureau consulaire, en 1833, suivis des Prussiens (1842), des Français (1843), des Américains (1844), des Autrichiens (1845) et des Russes (1858). En 1837, les services postaux turcs commencent à opérer depuis la Palestine; le premier bureau télégraphique de la région s'installe à Jérusalem en 1865.

En 1881, la première vague d'émigrants juifs et de photographes d'Europe de l'Est arrive en Palestine.

Au XIXe siècle, deux moyens d'échanger du courrier ont cours dans l'Empire Ottoman: l'Office Postal Turc aux prestations lentes et peu fiables, ou bien l'un des nombreux bureaux postaux ouverts par les puissances étrangères. Les deux réseaux postaux les plus efficaces sont ceux de l'Autriche, relayés par la messagerie maritime Lloyd's Austriaco, et celui de la France. Ainsi, des bureaux de poste français s'implantent dans l'Empire Ottoman à partir de 1830. Cette implantation est essentiellement destinée à suppléer à la carence des postes turques et à favoriser les relations postales indispensables à la bonne marche des entreprises et des commerces français et européens installés dans les principaux ports du pourtour méditerranéen. Parmi les cinq premiers bureaux de poste qui sont crées entre 1830 et 1849, figure celui de Beyrouth en 1845. L'affranchissement du courrier se fait avec les timbres des pays d'origine des bureaux de poste, et le courrier affranchi est transporté régulièrement par les frégates qui mouillent au large du Grand Hôtel d'Orient (Hôtel Bassoul) prés de l'actuel Hôtel Phoenicia.

Au XIXe siècle, la France et l'Angleterre n'ont aucun mal à étendre leur influence sur l'Orient car bien que les Ottomans aient régné pendant trois siècles, ils n'ont imposé ni leur langue ni leur civilisation, et n'ont jamais établi de culture ottomane au Proche-Orient. De surcroit, ils méprisent ouvertement les populations locales. Par conséquent, le règne des pays de l'Europe occidentale a un impact beaucoup plus important que celui des Ottomans. La France déploie son influence sur l'Egypte, le Liban et la Syrie à travers des activités commerciales, culturelles, et par des services sociaux et éducatifs. La Grande-Bretagne s'intéresse davantage au travail des missionnaires et à l'expansion de l'influence protestante. Un de leurs principaux objectifs est de convertir les populations locales: juives en Terre Sainte, particulièrement celles de Jérusalem, druzes au Mont-Liban, grecques-orthodoxes à Beyrouth. Une aide financière est offerte à ceux qui se convertissent.

Le succès limité qu'ils rencontrent dans leur mission semble aujourd'hui être la preuve des conditions difficiles de survie dans la région.

La France, dans un premier temps, réussit le mieux à étendre son influence sur la région; l'Angleterre qui, à l'époque, est principalement occupée par ses tentatives colonialistes sur l'Inde, déploie moins d'efforts à l'égard du Proche-Orient. De plus, l'attitude française séduit plus les populations locales que celle des Britanniques.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, l'Empire Ottoman, que l'Europe surnomme « L'Homme malade de l'Europe », s'effondre sur tous les fronts. En effet, l'affaiblissement de l'Empire est dû à plusieurs facteurs:

- Du fait de la participation de la France et de la Grande-Bretagne à ses côtés, durant la guerre de Crimée (1851-1853), le sultan Abdel-Magid est contraint d'accorder des privilèges aux habitants non musulmans de son empire tout en renforçant le courant réformiste conformément à la vision européenne.

- Dans les années 1870, la situation interne en Egypte se détériore. Le pays est en faillite, et les mouvements nationalistes panislamiques contre l’occidentalisation se font violents et nombreux. Le condominium financier que Paris et Londres ont établi sur les finances du khédive engendre une vive agitation nationaliste qui débouche sur la révolte militaire conduite par Arabi Pacha en 1882 et, le 11 juin de la même année, sur le massacre d'une soixantaine d'Européens à Alexandrie. Un mois plus tard, la flotte anglaise bombarde puis débarque à Alexandrie. En septembre, les forces britanniques finissent par envoyer un corps expéditionnaire et occupent toute l'Egypte.

Dès 1881, face à la vulnérabilité croissante des finances, l'Empire Ottoman est contraint de céder le contrôle financier aux puissances étrangères, notamment la France et l'Angleterre. A ce moment, les nations européennes commencent à se préoccuper sérieusement de ce qu'on appelait communément « la question orientale » pour décrire le chaos.


La Banque Impériale Ottomane à Beyrouth - 1906

C'est à cette époque, malgré une importante crise financière sévissant dans l'Empire Ottoman, que la Banque Impériale Ottomane est crée le 4 février 1863. Un contrat est conclu entre les actionnaires de l'Ottoman Bank, fondée en 1856, le gouvernement ottoman et des investisseurs britanniques et français. La Banque Impériale Ottomane, tenant les rôles de banque d'Etat et de trésorier public, s'impose en tant que banque commerciale, consolidant ainsi ses relations avec le marché grâce à son réseau de succursales dont la plus imposante est celle construite à Beyrouth. Le 18 février 1875 marque une date charnière pour l'avenir de la Banque, puisque c'est par une convention ratifiée par firman impérial que le gouvernement élargit ses prérogatives en lui confiant le contrôle du budget de l'Etat et l'assainissement de la situation financière de l'Empire. Le caractère de Banque d'Etat de la Banque Impériale Ottomane était ainsi pleinement réaffirmé. La Banque se voit confier la perception des taxes indirectes et la gestion des monopoles du sel et du tabac, accroît son activité commerciale et développe une double activité de financement de l'économie turque et de promotion d'entreprises. C'est ainsi que la banque est à l’ origine de la création, en 1888, de la Compagnie du Port de Beyrouth. Elle s'intéresse, en association avec d'autres partenaires, à la Ligne de Chemin de Fer Beyrouth-Damas (1892), ultérieurement prolongée vers Homs, Hamah et Alep (1900). Elle apporte son concours financier à plusieurs entreprises ferroviaires, et participe également à quelques affaires minières.


Inauguration en 1903 de la gare de chemin de fer au port
de Beyrouth, décorée par les drapeaux Ottomans

Cette région du monde en pleine mutation traverse donc, au XIXe siècle, un période tourmentée, lorsque la photographie voit le jour en Europe.

Joseph Nicéphore Niépce (1765-1833), un inventeur de Chalon-sur-Saône, fixe le premier des images de qualité moyenne sur des plaques d'étain recouvertes de bitume de Judée, sorte de goudron naturel qui possède la propriété de durcir à la lumière (1826 ou 1827). Joseph Nicéphore Niépce meurt en 1833 et Louis Jacques Mandé Daguerre (1787-1851) poursuit l'amélioration du procédé; en découvrant le principe du développement de l'image latente, Daguerre trouve le moyen de raccourcir le temps de pose à quelques dizaines de minutes. En 1839, il fait la promotion de son invention auprès du savant et député François Arago qui lui accorde son soutien. Ainsi, l'invention de la photographie date officiellement de 1839, date à laquelle Arago présente à l'Académie des Sciences « l’invention » de Daguerre, le daguerréotype. Grâce à ce procédé, par lequel on pouvait obtenir une image sur une plaque de cuivre argentée, il était possible d'obtenir une photographie après « seulement » une demi-heure de pose. William Henry Fox Talbot (1800-1877) mène des recherches parallèles à celles de Niépce et Daguerre à partir de 1833. En 1860, il invente le « calotype » ou « collodion », procédé négatif-positif permettant la diffusion multiple des images.

Dès lors, le dessin perd beaucoup de sa fonction en tant que document d'information, au profit de cette image d'impression. Les milieux bien organisés des peintres, des lithographes et les graveurs qui viennent sur place pour peindre des sites et des vues, en sont bouleversés et réalisent de suite l'importance et la portée de cette découverte.

Si le développement de la photographie en Europe ne rencontre aucune réticence, dans l'Empire Ottoman elle est confrontée à l'hostilité des milieux religieux conservateurs, lesquels refusent toute représentation imagée, considérant cela contraire aux principes de l'Islam. En effet, quand les Turcs s'emparent de Constantinople, le Coran s'élève farouchement contre l'idolâtrie, tel qu'il est stipulé au verset 16 « Sers Dieu, abandonne les idoles ». Par conséquent, dans les régions sous influence islamique, on ne trouve aucun portrait, aucune silhouette d'animaux, rien de ce qui possède une âme immortelle. Toute allusion datant de la période byzantine doit disparaître. Heureusement, certains vestiges nous sont restés comme les mosaïques de Sainte-Sophie à Istanbul. On se contente de les couvrir de badigeons au lieu de les détruire a jamais.

Mais au fur et à mesure que l'Empire se modernise sous la pression des puissances européennes, la photographie s'impose progressivement. Cette modernisation de l'empire a déjà été initiée par le Sultan Mahmoud II (1808-1839), qui manifeste un vif intérêt pour toutes les inventions techniques européennes. Il a recours à des experts européens pour réorganiser son administration et son armée, et autorise même la création de troupes de théâtre et d'orchestres. Cette capacité à s'inscrire en rupture par rapport à la tradition se manifeste notamment en 1837, par la présentation au public de son portrait réalisé à l'huile. La même année, des médailles sont frappées à son effigie pour être offertes à ses hôtes de marque et aux dignitaires; le musicien Franz Liszt recevra ainsi l'une de ces médailles en 1847 à l'occasion d'un concert donné au Palais. On prend alors l'habitude d'accrocher, dans les bureaux des édifices gouvernementaux ainsi que dans les demeures des particuliers, des portraits de personnages importants, ainsi que des portraits de famille, à l'instar de celui du sultan, sans que cela ne provoque la moindre réaction chez le peuple. L'art de faire des portraits de famille se répand dans toutes les provinces de l'Empire Ottoman, notamment au Mont-Liban parmi les notables et la classe bourgeoise de l'époque. L'art du portrait s'affirme au XIXe siècle; il devient alors courant que des notables fassent exécuter leur portrait par des artistes peintres italiens ou russes. Les portraits des aïeux, puis des plus jeunes, sont souvent accrochés dans les salons des demeures.

La cour ottomane n'est nullement indifférente aux avantages de l'illustration et de la propagande que véhicule la photographie. Très tôt et depuis l'invention de la photographie, les sultans s'entourent de photographes choisis parmi les plus compétents; il s'agit en général de Chrétiens, mais surtout de membres de la communauté arménienne. Ces derniers ont en effet largement contribué au développement des arts, métiers et nouvelles techniques dans l'Empire Ottoman. N'ayant rien contre la représentation figurative, les membres de la communauté arménienne seront choisis pour être les portraitistes de l'Empire et auront le quasi-monopole de la photographie en studio. Les photographes arméniens possèdent des studios de photographie dans les principales villes de l'Empire Ottoman; les plus réputés sont ceux de Garabedian et Krikorian à Jérusalem, de Guiragossian et Sarrafian à Beyrouth, de Berberian à Amman, de Halladjian à Haifa, ainsi que ceux des trois frères Horsep, Viken et Kevork Abdullah à Istanbul. Ces derniers figurent parmi les plus illustres photographes de la première génération. Turcs d'origine arménienne, les jeunes frères ont été introduits très tôt dans le milieu artistique; Kevork (1839-1918) a étudié l'art à l'école Murad Raphaellian de Venise où traditionnellement étaient envoyés les enfants des familles bourgeoises arméniennes, tandis que Vichen (1820-1920), à la fois peintre et miniaturiste, réputé pour ses miniatures en nacre et en ivoire, travaille à la cour du sultan. Assistants du photographe et chimiste allemand Rabagh établi à Pera (quartier d'Istanbul), les 3 frères Abdallah décidèrent d'acheter son studio en 1858, Rabagh souhaitant rentrer en Allemagne.

Grâce à l'évolution rapide des techniques photographiques et notamment celle du négatif au collodion (technique permettant d'obtenir des négatifs non plus sur papier mais sur des plaques de verre et d'imprimer plusieurs copies à partir d'un seul négatif), l'industrie de l'image se développa rapidement dans les années 1860. Les frères Abdallah n'hésitèrent pas à abandonner le daguerréotype pour cette nouvelle technique; cette dernière ne leur donnant pas entière satisfaction, ils décidèrent de se rendre à Paris au Centre Mondial de la Photographie afin de s'informer des dernières innovations auprès d'éminents photographes dont le Comte Agnado et le Baron Taylor.

De retour a Istanbul, ils furent introduits auprès du sultan Abdel Aziz par l'intermédiaire de l'ambassadeur de France, le marquis Moustier. Rapidement, les trois frères gagnèrent les faveurs du sultan, et devinrent les photographes officiels de ce dernier. Ils furent alors chargés de diverses missions, dont une campagne photographique couvrant toutes les provinces de l'Empire Ottoman, et participèrent à diverses expositions en Europe, dont l'Exposition Universelle de 1878 à Paris.

Les photographies des frères Abdallah permettaient au sultan de transmettre à l'Occident une image moderne de l'Empire Ottoman; ainsi, les monarques européens en visite à Constantinople reçoivent des portraits peints sur ivoire et des photographies reproduisant des édifices, la vie somptueuse à la cour, les réalisations modernes comme les écoles, les hôpitaux, les armes, la flotte ottomane, les rues pavées et éclairées, etc. Mais ces photographies font également connaître au sultan les quatre coins de son immense empire, lui qui ne quitte son palais que très rarement.

Les frères Abdallah seront également sollicités par des membres de familles royales européennes, tel que le prince Albert Edward d'Angleterre et son épouse, l'empereur Napoléon III, ou bien encore l'empereur d'Autriche François-Joseph, qui, en visite à Istanbul, souhaitaient se faire tirer le portrait.

En 1886, les frères Abdallah s'établissent au Caire, où ils ouvrent une filiale qui prospèrera jusqu'à 1895 grâce à l'appui du khédive Tawfiq.

Les frères Abdallah sont les photographes attitrés du sultan pour les portraits des grands personnages de l'époque. Ils sont sollicités pour immortaliser des scènes officielles et familiales et les moments importants de l'Empire Ottoman. L'abondante production des frères Abdallah dans les collections publiques et privées témoigne de leur succès commercial.

Les progrès techniques de la photographie, principalement la réduction du temps de pose et la naissance de l'instantané ont permis, à partir des années 1880, l'allégement des équipements et l'élargissement des activités photographiques pour réaliser de plus en plus de prises de vue hors des studios. En effet, depuis la découverte de la production du celluloïd (première matière plastique artificielle) et la commercialisation des appareils Kodak avec le slogan devenu célèbre à l'époque « Vous appuyez sur le bouton, nous faisons le reste », l'art de la photographie passe à la vitesse supérieure.

Utilisées à la place des plaques sensibles de verre qui sont difficiles à préparer, et surtout à transporter à cause de la chaleur, les pellicules plates et sèches permettent désormais de prendre un grand nombre de photos en peu de temps.

Les frères Sarrafian seront les premiers à profiter pleinement de cette grande avancée technologique. Ils s'intéressent particulièrement aux sujets de la vie quotidienne qu'ils immortalisent: petits métiers, cafés, musiciens… ainsi qu'aux paysages urbains et champêtres qui constituent de nos jours un fond documentaire unique.

Les Arméniens ont donc été les pionniers et principaux acteurs de l'histoire de la photographie en Orient. Depuis la traduction du livre de Daguerre en turc en 1841, les photographes arméniens ont joué un rôle édifiant dans tout le Moyen-Orient, et transmis une chronique de la société ottomane au XIXe siècle. Si les premiers photographes voyageurs occidentaux photographient surtout les vestiges archéologiques et les sites bibliques, les photographes résidents réalisent des prises de vue en studio ou dans les quartiers populaires des grandes villes. L'intense dynamisme des photographes arméniens s'est poursuivi au-delà de l'éclatement de l'Empire en 1918. Mais la dégradation de leur situation politique et les massacres dont ils ont été victimes ont incité nombre d'entre eux à s'exiler, et à transférer leur savoir-faire technique et photographique dans les pays du Proche-Orient, le Liban, la Syrie, la Palestine, jusqu'en Iran, où ils ont trouvé refuge.

Le Liban est intimement lié à l'histoire de la photographie. En effet, le premier daguerréotype connu au monde, illustrant des ruines romaines, a été réalisé sur le site de Baalbek, lors d'une expédition photographique conduite par Joly de Lobnière en 1839. A cette même date, soit quelques mois après la découverte du procédé de daguerréotype, une autre expédition conduite par Horace Vernet et Goupil-Fesquet se dirigeait vers l'Egypte et Jérusalem et réalisa également des daguerréotypes de ces contrées. Parmi ces clichés figure la première photo de Beyrouth. L'album de cette expédition Excursion Daguerrienne, vues et monuments les plus remarquables du globe, a été commandité par l'opticien Le Rebours et édité en 1842. >SUITE<

Extraits du Livre "Sarrafian - Liban 1900 - 1930"

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